La restauration des fresques
 
 
 
La technique utilisée par Matteo Giovannetti est celle de la véritable fresque, complétée néanmoins par des parties à sec, et rehaussée de pâtes et de feuilles métalliques. Ces matériaux divers n’ont pas vieilli de la même façon ; les différents usages de la chapelle au cours du XIXe siècle et des infiltrations d’eau, ont altéré les peintures murales et les enduits qui les portent.
A leur tour les matériaux de restauration (paraffine au début du XXe siècle par exemple) ont ajouté brillances, nouvelles textures, retouches aujourd’hui désaccordées…

Un constat d’état détaillé a été dressé par la conservation régionale des monuments historiques de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur en 1997 (restauratrice Isabelle Dangas), puis en 2002 un cahier des charges précis a été élaboré (restauratrice Gabriella Da Monte) à l’intention des entreprises candidates à l’appel d’offres européen.

Les opérations de conservation vont concerner les enduits (consolidation, purge des colmatages anciens) et la couche picturale (problèmes d’adhésion, de nettoyage, d’élimination des repeints).

Le parti pris de restauration, après concertation avec les restaurateurs, les maîtrises d’œuvre et d’ouvrage est soumis à un comité scientifique. Celui-ci, composé du conservateur du Palais, de représentants des monuments historiques et de la ville, et de spécialistes français et italiens de la peinture murale médiévale et de la restauration, s’est déjà réuni à deux reprises et sera consulté lors des grandes étapes de l’opération.

La conservation du Palais des Papes et la société gestionnaire RMG prennent en charge la restitution au public et la communication du chantier auprès des visiteurs du monument en lien avec la maîtrise d’œuvre.
Un projet scientifique d’exposition et de publications est élaboré par le conservateur du Palais et la conservation régionale des monuments historiques.

La Direction régionale des affaires culturelles de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, conservation régionale des monuments historiques assurera le contrôle scientifique et technique de l’ensemble des opérations dont la maîtrise d’œuvre est confiée à Didier Repellin, architecte en chef des monuments historiques.